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Milieux naturels et paysages

Pourquoi et comment protéger la biodiversité ?

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publié le 25 juillet 2014

La biodiversité en quelques mots…

La notion de "biodiversité" (ou diversité biologique) englobe à la fois la diversité des milieux naturels, la diversité des espèces et la diversité génétique. Elle se rapporte au vivant dans sa globalité en incluant aussi bien les espèces connues de tous (félins, aras…) que l’ensemble des espèces végétales et animales plus discrètes mais indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes.

…et en quelques chiffres (Guyane)

L'immense forêt guyanaise en grand format (nouvelle fenêtre)
L’immense forêt guyanaise

Avec 205 espèces de mammifères, 290 espèces de reptiles et amphibiens, 711 espèces d’oiseaux et 416 espèces de poissons d’eau douces et saumâtres, la Guyane héberge autant d’espèces de vertébrés que l’Europe entière, pourtant 45 fois plus grande.
9% des espèces de reptiles, 11% des espèces de mammifères terrestres (dont 50% de primates) et 35% des espèces d’amphibiens vivant en Guyane, sont endémiques de la région des Guyanes.
Environ 5 500 espèces de plantes vasculaires, dont 1 500 à 1 700 espèces d’arbres, poussent en Guyane.

Pourquoi protéger la biodiversité ?

La Guyane, si riche en biodiversité, doit faire face à un développement démographique sans précédent et susceptible d’augmenter les pressions sur l’environnement. Sa population - historiquement faible - double tous les 20 ans, entraînant des besoins croissants en surfaces dédiées à l’urbanisation, au développement agricole, aux infrastructures routières et énergétiques. C’est pourquoi on doit porter une attention particulière aux milieux naturels et aux espèces qui y vivent.

Les raisons de protéger la biodiversité sont nombreuses :
Elle est garante du bon fonctionnement des écosystèmes : la destruction d’une espèce pouvant alors fragiliser l’ensemble de l’écosystème.
Elle possède une importance économique directe ; bois, aliments, médicaments…
Elle rend de nombreux services indirects et vitaux, appelés "services éco-systémiques" : pollinisation, production d’oxygène, équilibre climatique, épuration des eaux, gestion des crues…
Elle revêt une valeur esthétique, récréative, spirituelle et culturelle considérable.
Elle est le gage de l’évolution et de l’adaptabilité de la vie face au changement : climat, maladies…
Elle est méconnue : si 1,8 million d’espèces ont été décrites dans le monde, il resterait entre 10 et 100 millions d’espèces à découvrir !

Quelles stratégies adopter ?

La DEAL décrit sa stratégie de préservation de la biodiversité à travers une série d’articles présentant les outils utilisés :
Les outils de capitalisation des données, qui facilient l’accès à l’information environnementale ;
Les outils de connaissance et de hiérarchisation des enjeux, qui permettent la réflexion en amont d’un projet pour une meilleure intégration de la biodiversité ;
Les outils de suivi d’occupation du sol, en tant qu’outil d’aide à la décision concernant l’aménagement du territoire ;
Un outil de mise en place d’un réseau écologique, pour doter l’outre-mer français d’un dispositif inspiré de Natura 2000 [1] - (disponible sous peu) ;
Des outils de définition d’une trame verte et bleue adaptés au territoire guyanais - (disponible sous peu) ;
Une série de projets, permettant d’améliorer la connaissance et de prioriser les actions sur une échelle plus locale. - (disponible sous peu)

Parler de la stratégie des aires protégées ?

La France est aujourd’hui engagée contre l’érosion de la biodiversité grâce à la Stratégie Nationale de la Biodiversité, qui pose des orientations stratégiques.

[1Objectifs du réseau européen Natura 2000 expliqués sur le site de l’INPN