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Eau, fleuves, littoral, police de l’eau

Les sauts

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publié le 20 juillet 2017

On nomme « sauts » les rapides formés par l’affleurement de filons de roche volcanique très dure nommés dykes de dolérite dans les cours d’eau.

Ce micro-habitat est relativement méconnu en Guyane, les dernières études montrant néanmoins un fort potentiel de richesse biologique, notamment chez les poissons.

crédit Deal GuyaneOn note par exemple la présence typique des salades coumarou (Mourera fluviatilis), fortement fixées sur les rochers. Les herbiers ainsi formés servent de nurserie pour les jeunes poissons, qui y trouvent un refuge contre le courant et les prédateurs ainsi qu’un garde-manger empli de larves d’insectes et de mollusques.

Les berges des zones de sauts sont elles aussi souvent rocheuses. Ceci entraîne là encore un habitat original, avec la présence d’espèces végétales particulières.

Les chaos rocheux des sauts constituent également un élément paysager important, qui dénote avec la tranquillité du reste du cours d’eau. Mais ce sont aussi des lieux d’implantation, où l’on retrouve des traces culturelles passées comme les polissoirs amérindiens. Les sauts constituent également des étapes importantes et parfois dangereuses dans la navigation. C’est pourquoi des projets portés par la DEAL sont en cours afin de les aménager et faciliter ainsi le passage de pirogues, tout en veillant au respect des éléments biologiques et paysagers de ces sites.

Saut au niveau des abattis cottica / Deal Guyane